La cure de la névrose obsessionnelle

En général, les hommes souffrent plus que les femmes de névrose obsessionnelle. Le caractère forcé et compulsif des sentiments, des idées ou des comportements auto-imposés conduisent le sujet à un combat sans cesse. L'obsessif est automatisé et le contrôle caractérise sa vie quotidienne. L’individu souffre par la pensée, contre laquelle il lutte. Il est conscience de sa souffrance. La névrose obsessionnelle est encadrée par les psychologies dans ce que l'on appelle "trouble obsessionnel-compulsif" ( TOC ) et en réalité elle est beaucoup plus pernicieuse de ce que la plus part des gens n'imaginent. Les obsessions sont définies par des pensées, des impulsions et des images récurrentes et persistantes, vécues comme des idées intrusives ou inappropriées, qui provoquent de l'anxiété ou un inconfort significatif dont la personne tente d'ignorer, supprimer ou neutraliser par d'autres pensées ou des actes (la personne obsessive reconnaît que ces idées obsessives sont le produit de son esprit).
Les compulsions sont des comportements répétitifs dont l'individu se sent obligé de réaliser pour réduire son 'inconfort et prévenir ce qu'il craint, ce qui  pourrait lui mettre en face à l'horreur de la culpabilité et l'angoisse. L'obsessif passe sa vie comme un prisonnier de ses obligations qui lui interdisent d'être lui-même et pour ce faire, ses actes obsessionnels, des idées ou des pensées obsessionnelles, deviennent sa préoccupation exclusive: c'est son moyen de se défendre contre sa propre obsession. L'obsessionnel est toujours dans la doute, mais aussi dans l'apathie, la perplexité, le sentiment d'irréalité, d'étrangeté ou d'artifice. Il souffre une sorte de troubles intellectuels et affectifs: confusion, difficulté pour changer d'idées, difficultés dans les changements de la vie, dans l'apprentissage de nouvelles choses ou activités. Ce qui caractérise le plus l’obsessif c'est la compulsion, la tendance à des actes compulsifs, des réactions immédiates et tranchantes, agressives, impulsives, plus ou moins  redoutées ou indésirables. L'activité est compulsive, les actes sont répétitifs de caractère symbolique, comparables à des rites de pensée magique qu’il se sent dans l’obligation d’accomplir. Mais ce qui est le plus nocif pour lui, c’est son rapport avec le désir. L’obsessif a en réalité un niveau de désir zéro, dans le sens qu’il va désirer toujours l’impossible, en étant que l’idéal est très important pour lui. Son idéal est un idéal avec majuscule et pourtant, quand il a l’accès à ce qu’il a désiré auparavant, il ne le désire plus, ne lui intéresse plus. Il perd l’intérêt en face au possible. A niveau inconscient, il s’interdit de désirer et il s’interdit le plaisir du rencontre avec ce qu’il avait désiré auparavant, car le désir lui est interdit. Ce qui traduit de manière concise sa difficulté dans les rapports : même s’il prend du plaisir sexuel, il a des grosses difficultés à établir des rapports sains et égalitaires : l’obsessif s’acharne en détruire le désir de l’autre comme une façon de se défendre lui-même du désir.
 
L'obsessif a une tendance à se constituer comme le tout pour l'autre. Pour ce faire, il doit exercer un contrôle sur toutes les choses, de sorte que l'autre ne lui échappe pas. En fait, il reste emprisonné dans la peur de la perte. L'obsessif sait que la place du Père est impossible à conquérir. Ainsi, il passe toute sa vie à convoquer l'image paternelle pour lui assurer sa place, en cherchant à lui actualiser à chaque instant, à chaque acte, même si cela implique d'adopter une position de soumission.
L'obsessif souffre d'une constante menace de perte de reconnaissance (en origine paternelle), dans la vie du sujet donc, vont avoir lieu des conflits et de la peur de perdre la reconnaissance de ceux qui sont placés au dessus de lui; et pour avoir une telle reconnaissance, il va s'obliger de payer un prix trop élevé.
Le drame du sujet obsessionnel réside précisément dans le fait qu'il jouit de la reconnaissance autrui, mais il se voit à soi-même sou le risque constant de le perdre. Le sujet établie ses rapports selon la dialectique de l'esclave et le Maître, en étant toujours limité strictement aux règles, les règles et les exigences de la loi. Il juge nécessaire d'assumer parfois une position parfois de Maître avec ceux qui sont plus faibles que lui; et parfois de soumission, avec ceux qu'il considère plus puissants que lui. Il juge nécessaire de ne pas avoir aucun désir réellement, il se dédie à servir volontairement ce maître, car au fond de lui, il a besoin de quelqu'un à qui idolâtrer et c''est sous la forme d'une moralité excessive sous laquelle il cache sa peur à la loi (D. Lachaud, L’Enfer du devoir, 1995).  Le sujet devient esclave d'un maître, ou plutôt, d'un parent-enseignant et de son discours. Il a une forte crainte inconsciente de la loi, par conséquence, il demande qu'elle lui soit rappelée constamment par le biais des commandements, de la punition, des interdictions et même de la punition, ces sont les choses avec lesquelles il va chercher de remplir sa vie.  

L'objectif de la thérapie psychanalytique sera de rendre clair pour l'analysant qui est lui-même en réalité, pour qu'il arrive à comprendre qu'il n'est pas "un seul" ni celui qu'il se croit d'être, que son désir est en fait le désir d'un autre, pour qu'il puisse en fin libérer son désir et se libérer de sa prison.
 
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Psychanalyste à Paris
Paris 7ème Psychothérapie.
Psychanalyse de l'adulte


Tina Martinotti Psychanalyste à Paris
Master en Psychologie Clinique, Psychopathologie et Psychothérapie